En bref : quand une marque se cite dans sa propre liste « meilleurs logiciels », Google AI Overviews utilise bien cette page comme source, mais recommande un concurrent à la place dans 69 % des cas. C'est le résultat d'une analyse de Lily Ray relayée par Search Engine Land le 18 juin 2026. La leçon pour votre stratégie GEO : être cité ne signifie pas être recommandé. Cessez les listes auto-promotionnelles, construisez de l'autorité tierce.
Le 18 juin 2026, Search Engine Land a relayé une analyse de Lily Ray, consultante SEO de référence, qui met le doigt sur un angle mort du GEO : quand votre marque publie une liste « les meilleurs logiciels de [catégorie] » en se plaçant en tête, Google AI Overviews cite volontiers cette page comme source, mais recommande un concurrent à l'utilisateur dans la majorité des cas.
Le chiffre exact : sur les requêtes étudiées, lorsqu'une liste auto-promotionnelle était citée, la marque qui l'avait publiée était écartée de la recommandation 69 % du temps (224 fois sur 323 citations).
Ce que dit l'étude, dans le détail
Lily Ray a suivi 100 requêtes B2B du type « best [catégorie] software » dans les AI Overviews de Google, à trois dates de mesure : le 15 avril, puis le 15 mai, puis le 8 juin 2026. Les données ont été extraites via Ahrefs Brand Radar. Le corpus couvre 184 listes auto-promotionnelles publiées par 146 marques.
La conclusion de Ray est nette : « Google semble avoir découplé ce qu'il cite de qui il recommande. » Autrement dit, une page peut servir de source factuelle à la réponse IA pendant que les concurrents listés dans cette même page récoltent la recommandation. Vous écrivez l'article, vos rivaux empochent le lead.
Pourquoi c'est un signal fort pour le GEO
Depuis deux ans, une partie de l'industrie a transformé la page « pourquoi nous sommes les meilleurs » en arme de référencement IA. L'idée : se citer assez pour être ramassé par les modèles. Cette analyse montre que le mécanisme ne fonctionne pas comme prévu, et qu'il peut se retourner contre vous.
Le cœur du sujet, c'est la distinction entre citation et recommandation. Une citation, c'est l'IA qui pioche une donnée dans votre page. Une recommandation, c'est l'IA qui dit à l'utilisateur « choisissez cette marque ». Les deux ne se confondent pas. C'est le même piège que nous décrivions à propos du poids croissant des recherches sans clic : apparaître ne suffit plus, encore faut-il convertir cette apparition en intention.
Vous voulez savoir si l'IA vous cite, ou si elle cite vos concurrents à votre place ? Cicéro produit un diagnostic GEO qui mesure votre présence réelle dans les réponses de Google AI Overviews, de ChatGPT ou encore de Perplexity, et identifie les pages qui vous desservent.
Ce que ça change pour les PME françaises
Si votre stratégie de visibilité IA repose sur des listes où vous vous classez n°1, l'analyse de Lily Ray est un avertissement clair. Pour une petite marque, l'effet peut être contre-productif : votre page sert de tremplin à des concurrents mieux établis, déjà cités sur d'autres sites. Trois réflexes à adopter maintenant :
- Arrêter l'auto-citation déguisée. Une liste « meilleurs X » qui vous place en tête sans critères transparents ne vous gagne pas la recommandation, et entame votre crédibilité éditoriale.
- Construire de l'autorité tierce. Ce qui pèse, ce sont les mentions sur des sources que vous ne contrôlez pas : comparatifs indépendants, avis, citations de médias. C'est aussi ce qu'on observait quand Claude privilégie certaines sources pour ses citations : ce sont les concurrents mieux implantés ailleurs qui raflent la mise.
- Produire du contenu non-réplicable. Données propriétaires, retours terrain, angles que l'IA ne peut pas fabriquer seule. C'est ce qui fait la différence à mesure que le marché de la recherche IA se fragmente entre ChatGPT, Gemini et Claude.
Notre analyse
Chez Cicéro, on le répète depuis le début du GEO : optimiser pour être cité, c'est la moitié du travail. L'autre moitié, c'est mériter la recommandation, et ça ne se truque pas avec une page auto-promotionnelle. La donnée de Lily Ray le confirme : Google sait faire la différence entre une source et une marque digne de confiance.
Notre conseil tient en une phrase : écrivez pour être utile à l'utilisateur, pas pour flatter votre propre référencement. C'est la seule version de la visibilité IA qui tient dans le temps.
Sources
- → Search Engine Land : couverture de l'analyse (18 juin 2026)
- → Lily Ray, newsletter : analyse originale (100 requêtes B2B, mesures d'avril à juin 2026)
Spécialiste du growth et de la stratégie de contenu SEO & GEO, j'ai lancé Cicéro pour aider les entreprises à capter une visibilité organique durable, sur Google comme dans les réponses des IA. Chaque contenu qu'on produit est pensé pour convertir, pas juste pour exister.
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